Le site de Fontenoy

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Le brave charpentier
Les habitants du village durent aussi ramasser les marcs de raisin pour les envoyer à Soissons, où le jeune Laurent Pinotaux alla apprendre à fabriquer du salpêtre. D’autres jeunes du village furent mobilisés et certains firent même une brillante carrière d’officier, comme ce Joseph Charpentier, fils du tailleur d’habits, dont le patriotisme et le zèle furent cités en exemple à la fête de la victoire à Vic.
Le 1er avril 1795, Louis Guesnon de la Rivière, juge de paix, installa la nouvelle municipalité avec Henri Béguin comme maire, Louis Benoist et Jean Dufelle comme premier et deuxième officiers et six notables, dont Pierre Rabeuf et Michel Desmarest, tandis que Nicolas Dupressoir était nommé agent national, et Jean-Baptiste Dumont, greffier. L’année suivante, le sieur Boidoux fut désigné comme garde champêtre par l’administration cantonale.

L’Empire
Avec l’Empire, Béguin resta maire et Dupressoir devint son adjoint pour s’occuper de la réfection des chemins (on y consacra 886 F), alors que le budget de 340 livres était dépensé pour les deux tiers en salaire pour le garde champêtre. En 1808, Sulpice Roger qui cumulait les fonctions d’instituteur et de percepteur pour Fontenoy, Osly et Nouvron, fut contraint de quitter l’école et fut remplacé par Louis Fidèle Rochard. Ce dernier, logé par la commune, ouvrait sa classe du 10 octobre au 1er juillet, et s’occupait en même temps du service de l’église.
Du 14 au 27 mars 1810, une grande partie de la population alla étaler de la grève à Pontarcher où l’on dressa des tentes et un arc de triomphe pour la rencontre entre l’Empereur et Marie-Louise, travaux inutiles puisque Napoléon brûla l’étape. Mais l’Empire fut aussi synonyme de guerres et la conscription continua à éclaircir les rangs des jeunes gens. En 1814, lors de l’invasion de la France, les hussards prussiens traversèrent l’Aisne sur un pont de bateaux à Port et Vic et deux escadrons avec 300 chevaux s’installèrent à Fontenoy, causant des destructions et le pillage. Puis le village dut subir l’occupation russe et à nouveau, les réquisitions abusives que Bailly, le maire ne put éviter.