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Les débuts de la République
Après la proclamation de la République le 21 septembre 1792, Jean René Boidoux devint maire et signa les premiers actes d’état civil. Tandis que le conseil avait fixé la date des vendanges au 20 septembre, le budget de la commune était alors très réduit avec deux chapitres de dépenses (135 livres au secrétaire et autant au percepteur) sur un total de 360 livres.
L’école fut aussi un grand sujet de préoccupation. Sulpice Roger maître d’école publique, refusa, en effet, la fermeture de sa classe lorsque, en novembre 1794, le district ordonna un regroupement des écoles de Vic, Vingré, Saint-Christophe et Fontenoy à Berny-Rivière où officiait le citoyen Moutonnet. Passant outre, Roger continua à tenir son école à Fontenoy chaque jour de 7 heures à 12 heures et de 13 heures à 17 heures, pour l’instruction des enfants et leur apprendre le chant en chœur. Il recevait un pain chaque dimanche par écolier et était très connu pour ses dons d’orateur lors des fêtes patriotiques célébrées à Vic.
Pendant ce temps, le curé Hyppolite Le Guery, qui avait remplacé Laforest dont il avait été le vicaire, fut quelque peu malmené par les événements. Malgré son serment de fidélité, il dut souffrir des excès de républicanisme de la part des citoyens Pinotaux et Duchêne, qui le promenèrent avec ses ornements sur un âne dans tout le village. Heureusement pour lui, un orage dispersa la procession. Pendant l’année 1794, l’église fut d’ailleurs fermée au culte, puis Le Guery reprit son service en 1795.

Des réquisitions mal supportées
Mais, pendant toutes ces années, le principal sujet de préoccupation des paysans fut le grain. Déjà en août 1791, des dragons étaient venus maintenir l’ordre et surveiller les moissons. Mais, en septembre et octobre 1794, Guesnon de la Rivière, juge de paix du canton, puis Jean-Baptiste Clouet, maire de Vic et administrateur du district, vinrent assister au battage pour l’approvisionnement de Paris par le port de Vic. En effet, les citoyens de Fontenoy avaient montré peu d’empressement à recenser les blés, fourrages et pailles destinés à l’armée ou aux villes. Et, en juillet, le commissaire de la société populaire de Soissons était venu réquisitionner 22 quintaux de grains cachés dans les granges alors que les habitants avaient tout juste de quoi subsister. Les chevaux aussi furent emmenés avec ceux de l’armée au pacage à Mardensons.
Le 13 janvier 1795, tandis que le maire était menacé d’arrestation, les commissaires fouillèrent les granges des citoyens cultivateurs Henri et Jérôme Béguin, Nicolas Dupressoir, Michel Desmaret, Quentin Lefèvre. Des milliers de gerbes furent alors emportés, tout comme lors des réquisitions qui se succédèrent au printemps. Enfin, un détachement de 16 cavaliers vint même s’installer au presbytère pour assurer la sécurité des moissons.

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